Bande Démo

Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 12:46

Le numérique a complètement bouleversé notre manière de réaliser l'image d'un film, ou même une image fixe. Il a permit une réduction considérable de l'encombrement de la caméra, bien qu'il en ait coûté une sacré perte au niveau de l'ergonomie de ces caméras. Comparez un Canon 5D avec une Arri 435, et vous verrez que l'on ne parle pas du tout aux mêmes personnes. Pourtant, avec le 5D Mark III, un autre pas semble avoir été franchi dixit Philip Bloom…

 

L'image numérique a permit beaucoup de choses, et en a empêché d'autres. Certains lui reprochent son manque de texture, d'autres aiment sa sensibilité en basses lumières. Depuis la folie des grands capteurs, il ne manque plus d'arguments commerciaux pour acheter telle caméra puis quelques mois après telle autre… Le NAB cette année a été l'arène d'une course marketing, où chaque produit avait son prix, étudié selon les capacités qu'il offrait. À aucun moment les constructeurs ne se sont doutés qu'ils nous bassinaient avec tous leur nouveaux produits, et que cela les décrédibilisait plus qu'autre chose. Le course au 4K RAW ou compressé à moins de 20K€ se joue sur la terrain de la débilité, et on se demande quand tout ça va s'arrêter et que les gens vont se mettre d'accord pour : une bonne ergonomie, un format standardisé et open source pour la post production, et des performances d'images intéressantes. Au niveau de l'ergonomie, autant dire qu'en dessous de RED il n'y a pas de chose intéressante à voir. Si BlackMagicDigital a fait fureur avec sa caméra, il ne reste qu'à voir son ergonomie pour en déduire qu'elle n'est bonne qu'à la location ou avec 5K€ d'accessoires… Sans parler du fait qu'elle ait une monture EF alors qu'une monture C suffirait… Peut-être faudrait-il rappeler aux constructeurs ce qu'on appelle ergonomie ?

 

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Bonjour, je suis un boitier d'enregistrement d'images animées auquel on devrait donner un autre nom que "caméra"

 

Heureusement, le domaine de la lumière et de la machinerie échappent un peu à cet exutoire de l'imbécilité industrielle. La machinerie perds un peu de son côté « grosse bidouille » depuis l'apparition des DSLR et des machineries légères qui leurs sont dédiées, mais reste tout de même fidèle à elle même. La lumière a elle davantage subit à cause de la grande sensibilité des caméras numériques. Éclairer n'est plus toujours une priorité pour les petites productions, car après tout pourquoi louer de la lumière si celle ambiante est suffisamment puissante pour filmer ? Les LED ont également eut des bienfaits et des côtés moins bons. Leur côté portatif et peu gourmand en puissance est très pratique lorsque vous les mettez sur batterie. Cependant, c'est au prix d'un IRC qui n'est toujours pas très convaincant, et d'un manque de dureté de la lumière en général. Surtout que les capteurs numériques interprètent mal les couleurs des LEDS ( l'apparence de la LED, et non la lumière qu'elle dégage) en général. Le bleu, pour avoir testé avec cette couleur, est interprété en violet clair. Il faut alors sous exposer de plusieurs diaphs pour que la LED apparaisse avec un bleu pas trop « pollué ». Vous pourrez tester de même avec les PARS LED, le constat est le même. Là où la grande sensibilité des caméras numériques me semble aujourd'hui intéressante, c'est dans le fait qu'il nous est aujourd'hui possible de jouer avec une diversité de sources impressionnante. Que ce soit au niveau des lumières que l'on mets dans le décor, ou que l'on utilise comme projecteur, le choix est aujourd'hui vaste. Les Leds ont permis de faire apparaître d'autres types de luminaires (mais exigent une batterie de tests avant d'être utilisé en luminaire), et aujourd'hui de simples Ipad, ou même une simple ampoule halogène domestique peut être utilisé en projecteur.

 

C'est de là qu'est partit l'idée de mon dernier shooting photo : la lumière a toujours été un grand domaine de bricolage, et aujourd'hui, la sensibilité des caméras permettent de fabriquer de la lumière à partir de luminaires domestiques. J'ai ainsi mis en projet la fabrication de ce que j'allais appeler un Bulb Light : un projecteur entièrement constitué d'ampoules halogènes disposés géométriquement sur une plaque d'aluminium, cette dernière étant riveté sur une barre métallique permettant de mettre le tout sur une rotule. Le principe était simple, et aidé par Jacques Blaudeau, j'ai pu tranquillement achever le travail sans que cela prenne trop de temps. Il y a en tout 4 lignes de 8 ampoules halogènes 28W mises en parallèle, les 4 lignes se rejoignant sur une multiprise solidement fixée à la plaque d'aluminium.

 

L'intérêt du bousin était double : premièrement, il pouvait constituer un arrière plan dynamique pour des photos ou vidéos, par la géométrie spatiale des 32 lampes fixées sur la plaque d'aluminium. Le second était que cela permettait d'avoir un travail très fin au niveau de la brillance dans les yeux, par rapport à une manda sur chiméra ou un fresnel avec diffusion : car le Bulb Light fournit en effet une lumière très douce.

 

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Le Bulb Light en cours de fabrication ( vous excuserez la qualité de la photo)

 

Une fois le « projecteur » fabriqué et ramené sur Paris, les ampoules étant très encombrantes pour le transport, le shooting fut organisé dans un studio, en lumière continue, sur fond noir. J'en profite pour remercier DisquetteLoc pour la lumière, et PhotoCineRent pour le borniol et les gueuses. Le but était d'avoir quelque chose de « classe et sobre » au final, c'est pourquoi j'ai opté pour le fond noir. Elodie Bouleau s'est joint à moi pour être modèle, et je fis également la rencontre du talentueux Adil Imenchal, maquilleur et coiffeur de ce shooting. Ces talents réunis, il ne restait plus qu'à faire « clic »…

 

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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 21:41

Je tenais à écrire ces quelques lignes, qui ne contiennent que quelques généralités, dans le but de susciter une réflexion auprès de "mes lecteurs", et de pourquoi pas provoquer le débat autour de choses plus concrètes.

 

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Pour beaucoup de personnes de l'industrie, la question du relief au cinéma est méprisée, mise de côté, ou tout simplement ignorée. À quoi bon réaliser des films qui cassent tout l'aspect noble de l'image dite 2D ? La faible profondeur de champ, les flous optiques, les montages rapides, les focales extrêmes… tant d'aspects qui disparaissent avec la prise de vue stéréoscopique. Alors à quoi bon s'attarder là-dessus ? Ces personnes ont peut-être tord de raisonner ainsi. Le cinéma en 2D a mis plus d'un siècle avant d'en arriver à une telle perfection formelle, il est donc évident que le relief a lui aussi du chemin à faire avant de trouver son propre langage.

Là où la bêtise des gens va loin, et c'est valable autant pour les professionnels que pour le grand public, c'est la critique du relief quant au critère du jaillissement. On entends les gens changer d'avis comme de chemise. Une fois, il y a trop de jaillissements, et les spectateurs se plaignent de maux de tête ; une fois, le relief est plus subtil ( du moins davantage que la pub haribo où l'on pousse les effets de relief à l'extrême, le maux de tête ne pouvant arriver avec un programme aussi court), et le spectateur se plaint de ne pas en avoir eut pour son argent. Une raison explique ces deux comportements opposés : ces personnes pensent qu'il faut voir le relief en lui-même, sentir que c'est un film en relief, à chaque instant de celui-ci. Ils veulent savoir pourquoi ils payent.

Et c'est là que les défenseurs du relief doivent arriver à la charge. Qu'est-ce que cette manie qu'ont les gens de vouloir toujours contrôler ce qu'ils dépensent, au point d'en oublier en fin de compte pourquoi ils sont là, assis sur ce siège, face au grand écran ? Le relief n'est pas là pour faire vendre plus cher la place de cinéma, quoiqu'en disent les rabats-joie. Il s'agit de créer une nouvelle forme de langage cinématographique. D'immerger dans une action le spectateur autrement qu'en 2D. Je ne pense pas que ce soit plus ou moins fort que le cinéma tel que nous l'avons connu jusque là, je pense juste que c'est une manière différente de raconter des histoires. Pour ne pas paraphraser les plus grands: "le relief n'est pas là pour accentuer le spectaculaire, il accroit la présence des comédiens" (Alain Derobe).

Le relief n'est pas une chose qui doit se voir en soit dans un film. Evidemment, les spectateurs doivent voir en relief, mais ils ne doivent pas y faire attention en tant que tel, uniquement le ressentir. Et c'est cela que les gens ne comprennent pas. En voulant absolument voir le relief en tant que tel, ils perçoivent la 3D à contre sens, comme si c'était le relief qui justifiait le film et non pas l'inverse comme il se doit d'être pour chaque métrage. Or, le relief est une forme d'expression, qui doit permettre de mieux appréhender les comédiens et les décors de l'histoire. Les effets propres au relief comme les jaillissements, qu'on doit éviter de rentre trop gratuits, mais aussi la miniaturisation dû à une parallaxe trop grande, doivent servir l'action, et donc être aussi perceptible qu'un cut, un mouvement de caméra, etc aux yeux du public. Si les spectateurs parlent davantage du relief que du film à la sortie de ce dernier, alors peut-être les effets ont-ils mal été dosés !

Mais la question du relief n'est pas aussi simple. Beaucoup de problèmes portent atteinte à la progression de la 3D aujourd'hui, et un vrai système autour de ce nouveau langage risque de prendre encore du temps avant d'être véritablement instauré. Lorsque l'on fait le choix de tourner un film en relief, il faut certes réfléchir à ce que la 3D aura comme intérêt pour ledit film, mais il faut aussi s'interroger sur ce que la fiction en question apportera au relief, du fait que nous en soyons encore aux débuts. Un film comme The Hobbit, par l'attente qu'il procure, mais aussi par la proposition d'un nouveau standard technique ( une cadence de 48 images par seconde), est certain d'apporter une grosse pierre à l'édifice, car il aidera à populariser davantage ce type de prise de vue, et proposera également une manière inédite de tourner et diffuser un film en relief. Et comme le dit si bien Fabien Remblier, un film qui n'aurait pas vu le jour en 2D n'a pas plus de raison d'être tourné en 3D. "Tourner en relief n'en donne pas au film qui n'en ont pas", a t'il déjà lu au CNC. C'est un problème bête, mais réel: les mauvais films discréditent le relief, et ralentissent sa progression. Tout comme beaucoup de conversions 3D de films tournés en 2D posent problème par leur mauvaise facture…

 


Un autre problème lié à la propagation du relief : beaucoup de personnes de l'industrie ne sont pas assez bien, voir pas du tout formés à la production d'un film en 3D. Je ne parle pas forcément des techniciens, car tout le monde est concerné. Les réalisateurs, producteurs, distributeurs, monteurs… Tout le monde devrait connaître les contraintes liées à la pré-production, la prise de vue et la post production stéréoscopique, car l'ignorance de peu peut détruire le travail de beaucoup. Le livre de Fabien Remblier est par exemple un excellent guide pour s'initier à la production d'un film en relief, ou du moins en connaitre les bases. Je pense que c'est le genre de bouquins que toute l'industrie devrait lire avant de trop ouvrir sa bouche sur le sujet. Il nous met face à la situation actuelle, et explique avec précision les enjeux de chaque poste et secteur de l'industrie dans le cadre d'une production 3D.

À mon goût, l'image 2D est toujours ce qui est le plus noble en terme d'image cinématographique. Avec tous ce qui a été exploré aujourd'hui, il est clair qu'on est arrivé, aussi bien au niveau de la maitrise de la lumière et du support qu'au niveau du montage, à un haut niveau qualitatif. Mais le relief propose des spécificités que je trouve fortement intéressante : par exemple, le fait d'avoir davantage recours à des plans longs et larges, chose qui se fait de plus en plus rare aujourd'hui ( le dernier film notable en la matière est probablement Il était une fois en Anatolie). Beaucoup de choses sont à explorer, à découvrir, et le relief a encore beaucoup d'évolutions formelles à connaître avant d'avoir une forme qui sera aussi aboutie que l'image 2D. On se questionne encore sur l'utilisation de caméras à grand capteur pour la 3D, certains sont pour, d'autres non. On débat, on se questionne. Derobe n'utilise presque que le 24mm pour ses fictions, tandis que Hugo photographié par Richardson a été cadré avec des focales allant de 20 à 85mm. Doit-on toujours conserver une perspective similaire à l'oeil humain ? Toutes ces questions méritent d'avoir des réponses, et un seul moyen existe pour y répondre : réaliser des films.

 

 

Il est évident que notre culture de l'image fait que nous préférons la 2D, et que nous sommes plus réticent quand il s'agit de relief. Mais il faut savoir s'ouvrir aux nouveaux moyens de faire des images, car il est certain que, de même que la photographie a influencé la peinture lors de son apparition, le relief va influencer la 2D dans les années qui vont suivre. Il reste déjà à clarifier les questions de la diffusion, au niveau de la technique mais aussi du nombre et du choix des programmes, par exemple à la télévision. ( À noter la très grosse problématique du côté des exploitants au niveau des écrans métallisés.) Mais une fois que ces problématiques seront résolues, on choisira de tourner en relief, tout comme on peut choisir aujourd'hui de faire un film en animation, en prise de vue réelle, en noir et blanc, ou en couleur. Comparer l'arriver du relief à celui du son? Non… Le son a eut une grande influence sur le travail d'écriture du scénario, on ne peut cependant pas en dire autant du relief ! Il faut savoir bien jauger les évolutions technologiques avant de s'y lancer, au risque d'être déçu par la suite…

J'espère que très vite ce "malentendu" à propos du relief au cinéma prendra fin, afin que nous puissions réfléchir ensemble à des choses plus concrètes, davantage en rapport avec l'esthétique. Très peu de critiques se sont intéressés au rendu du relief dans un film en relief, or il me semble que ce devrait être au coeur des préoccupations actuelles, car nous en sommes actuellement à un stade de recherche & développement, davantage qu'à un stade de perfection formelle comme en 2D. Accepter la 3D en tant que telle, accepter son intégration au cinéma au même titre que l'on fait des films d'animation ou des films photographiés en 2D, et se mettre à discuter de son rendu, voilà la comportement qu'il faudrait adopter. Ne laissons pas seuls ceux qui essayent de proposer des images inédites…

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 17:23

Suite à cet article, voici le produit final:

 

 

Il y a eut beaucoup de problèmes de communication dans l'ensemble du clip, Sam souhaitant orchestrer tout seul son projet, mais malheureusement cela se ressent un peu. La décision de faire du 2,35 en post-prod alors que Téva et moi avions prévu l'image en 16/9 est le plus gros exemple. Le look vieille pellicule rajouté par l'étalonneur est sympa, à la mode ( ce qui me questionne: dans 5 ans, quand cet effet sera démodé, comment percevrons nous ce clip ?), mais il y a des moments où il aurait été bien qu'il se fasse plus discret. À 1:05 par exemple, le décor et la lumière sur le rush original étaient réussis, mais une fois ce look rajouté, ça marche moins bien.

 

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Image tirée du rush


Voilà pour les critiques du clip. On ne sera jamais totalement satisfait de ce que l'on fait, mais il est important d'analyser pourquoi certaines choses ne marchent pas. Après la pré-production pour le projet en Creuse, je pense que c'est la communication qui nous a fait défaut ici. Leçon à retenir…

 

Réalisation: Thomas J Guilleux
Chef opérateur: Jean-Côme Bouden Technicien
Op. Steadicam: Téva Vasseur
1er assistant opérateur: Brice Tholozan

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 22:26

Le voici, le voilà, le fameux film réalisé en 48 heures dans le cadre du 48 Hour Film Project ! Tadam !! 

 



 

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Photo ambiance du tournage. Roger (Réalisateur) et Steven (Chef Electro) à mes côtés.

 

Genre pioché : Série d'aventures (Joker)
Personnage imposé : Paul Tourian , facteur
Accessoire imposé : un seau (d'eau)
Réplique imposée : "est-ce que j'ai une tête a faire une chose pareille ?"

Avec : Romain Arnaud Kneisky, Thomas Fournier, Cindy Feroc, Jean-Marie Mendiant, Sebastien Valter, Sebastien Harquet, Brice Manneau, Lucas Roy, Saïda Djoudi, MrSucre

réalisation : Roger Gafari
scénario : Stéphane Youssouf
Produit par : Florian Jacquin et Mathias Hihn
chargé de prod : Maxime Merrier
chef operateur : Jean-Côme Bouden
chef elec : Steven Piron
Ingé son : Hector Francisco, Thomas Fossiez, Alexandre Barthelemy
montage : Théo Toto Certa
musique : Vincent Bousquet
arrangement musical et sonore : Thomas Fossiez
1er assistant : Brice Manneau
Scripte : Lucas Roy
maquillage : Pauline Nicole
Merci à Valentin Achilli, Trinh Nguyen-Dinh, Camille Lamy, Romain Cheyron, Vivien Dutheil, Erwan Picard, Gamha Ngoteni, Antoine Robinet, Celine Billaud...

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 22:23

Voici un clip tourné ce samedi, avec des breakeurs du Breakdance Crew.

 

Au cadre, Mathias Duval de Coster. Nous sommes tout deux déçus de certains défauts techniques, ayant en plus rencontré des problèmes avec le glidetrack que nous avions loué.

 

Néanmoins, le résultat est encourageant, et nous sommes tout deux motivés par l'idée de continuer à filmer de la danse.

 

Advienne que pourra !

 

 

 

 

Director/Cinematographer
Jean-Côme BOUDEN

Camera operator
Mathias DUVAL DE COSTER

With Ganou and Gerrode from the BREAKDANCE CREW

Music by Cartel (Licence creative commons)

Thanks to Cyril Vieyra

 

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